
Combien d’innocents ont été sacrifiés sur l’autel de prétendues certitudes ; qui ne sont en vérité que cancans, ragots, médisances… en fait du kongossa comme on dit en Afrique ; il y a des exemples :
- Le dernier qui est venu en disant qu’il voulait sauver le monde a été crucifié par la majorité de son peuple ;
- Galilée a dit en 1633 que la terre est ronde et elle tourne autour du soleil (« Eppur si muove ! »). Il a été condamné à boire la ciguë (un poison mortel).
La liste est longue. Nous vous l’épargnons… Alors parlons mannequinât et arrêtons de crier « Au loup ! ».
Dans tous les sens de cette affirmation : « Le mannequinât est un reflet, un miroir de la société ». Pour comprendre cette assertion, il faut d’abord savoir ce qu’est le mannequinât.
Sans entrer dans les détails de l’histoire, nous pouvons sans risque d’erreurs dire que : « le mannequinât est une activité venue d’Europe qui se donne pour objectif de promouvoir la mode vestimentaire ». Entendez par là que le mannequin est une personne (homme, femme, enfant, jeune et/ou aîné) dont l’action consiste à faire la promotion d’accessoires vestimentaires (vêture) et de beauté (coiffures, parures, etc.) en vue de susciter leur achat par une population cible (clients). En ce sens, dans le jargon du métier, le mannequin est « un portemanteau ». Pour être plus précis, il est appelé techniquement : « un model ».
Il existe différentes catégories de models :
- les mannequins podiums qui prestent (défilent) sur une scène ;
- les photos models qui travaillent pour la publicité images (papier ou animé) ;
- les mannequins hôtesses ou de sécurité qui font l’accueil, l’accompagnement des personnes ou veillent à l’encadrement des espaces lors d’événements.
Pour accomplir leur travail, les models doivent appliquer et maîtriser des techniques particulières imposées par les règles de leur art.
Au passage, ces règles n’ont pas été inventées par les Africains. Nous les tenons des Occidentaux (de façon générale).
Il est aussi à signaler que le mannequinât est un environnement très élitiste. Ne devient pas model (au sens qualitatif) réputé et reconnu qui veut. Seuls les meilleurs models arrivent à percer et se faire un nom.
Il y a beaucoup d’appelés et peu d’élus ; mais ce n’est pas spécifique au mannequinât. Voyez le sport professionnel…
Le décor planté, une première série de kongossas tombe d’elle-même…
- Les models ne sont pas des « Miss », « Misters » ou « Masters ». Leur job n’est pas de promouvoir leur corps (leur plastique). Ils doivent faire vendre des accessoires de beauté et de mode vestimentaire. Un model, en conséquence, n’a pas besoin d’être belle ou beau physiquement. Il doit maîtriser une technique disons « marketing et publicitaire » de présentation des produits, pour provoquer la vente et susciter l’achat. A ce titre, l’exemple du Top Model Alek WEK est souvent cité ;
- Les models travaillent avec leur corps. Dans leurs prestations, il n’est pas nécessaire d’être instruits au sens académique ; mais ils doivent posséder une intelligence qui leur permet de comprendre et maîtriser les règles et techniques de l’art du mannequinât ;
- Les models n’ont pas besoin d’être les plus vertueux de la société pour réussir dans leur activité ; même si la réputation, c’est-à-dire, l’image est importante dans les techniques de communication, surtout marketing et publicitaire sur lequel s’appuie le mannequinât.
Nous n’arrêtons pas d’insister sur la maîtrise des règles et techniques de l’art que nous Africains transposons sans les avoir inventé ou participé à leur adoption.
Il faut comprendre que la réussite des models et leurs responsables repose sur un minimum de connaissance des contextes, cadre institutionnel, technique et règle de l’art qui régit l’activité de model.
Le minimum dont il est question concerne la façon de :
- marcher ;
- pauser ;
- pivoter ;
- regarder.
L’essentiel étant surtout de savoir harmoniser ces techniques dans un enchaînement parfait techniquement et esthétiquement ; pour donner au public l’envie d’acheter les accessoires de beauté et mode vestimentaire qui lui sont présentés.
Cette technique doit être alliée à l’entretien physique et sportif du corps du mannequin. Une hygiène de vie et de la volonté sont donc nécessaires ; tout excès est rapidement payé par le mannequin. C’est là le gage d’une carrière réussie dans le mannequinât.
Dans le même esprit, tout responsable de mannequins (surtout les formateurs) doit se tenir au courant des tendances et de l’évolution de la mode. Il doit tenir compte des exigences du marché (stylistes et public).
Ceci ne s’improvise pas. Le palmarès de chacun (models et agences) au plan national et international en témoigne.
Cette présentation peut paraître simple et facile. Si s’était le cas, chacun pourrait prétendre être Top Model ; c’est-à-dire, appartenir à la catégorie des meilleurs models au monde. Ils ne sont pas cinquante (50)… Pour preuve, faites un test simple. Ouvrez des magazines de mode en général ou la télévision ; regardez :
- Combien de models noirs (femmes et hommes sexes confondus) ;
- Combien de models Africains ;
- Combien de models gabonais ;
- De ceux présents, combien ont fait des études universitaires…
Les statistiques renvoient à plus de modestie et d’humilité… Ne fut-ce que par honnêteté intellectuelle ; et là encore, ce n’est pas spécifique au mannequinât. Tentez avec les sports mieux lotis que le mannequinât.
Pour ceux qui doutent encore de la technicité du mannequinât, suivez le plus grand spectacle de mannequinât au monde ; celui qui rassemble les Top Models planétaires : « Victorias’ Secret Fashion Show » aux url :
-
www.ryoni.com
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www.lastfm.com
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www.youtune.com
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