LES ARTS MARTIAUX
OU
LA PRODIGIEUSE TRADITION
Le Monatère de la petite forêt de Henan ou Dengfeng — le légendaire et réel Temple de Shaolin — et plusieurs sanctuaires apparemment mythiques abritent des légions de Prêtres Guerriers dont le but véritable est de prouver que l’Art Interne surpasse toutes les techniques de combat que l’Humanité n’ait jamais connues. Le style dur — externe — qui semble plus spectaculaire n’est point une fin en soi.
Les arts martiaux constituent une des voies qui mènent l’Etre vers sa réalisation manifeste et incontestable ; cette vérité axiomatique et expérimentale explore et/ou implore la quintessence universelle, la loi fondamentale. Le *Ki ou Ch’i—principe énergétique divin—bien partagé chez les peuples d’Asie et la **Fang d’Afrique, est le noyau de la cosmogonie et/ou la cosmologie qui en découle. L’Amour et l’Humilité caractérisent les personnes susceptibles de le valoriser à travers tous les arts en préservant la dignité.
Le peuple fang garde certainement la voie séculaire originelle, le Grand Orient d’Afrique — le GOA.
Vinh Lu AKOUE
Extrait de l'oeuvre PRECEPTES DE METABIOLOGIE OU TRAITE DE CYBERTHERAPIE
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*Ki ou Ch’i :
Terme générique extrême oriental et fang pour désigner la force, l’énergie subtile universelle, source de toute vie. Les classiques sino-vietnamiens et japono-coréens brandissent le DAO ou le DO pour l’exprimer. Les Fang d’Afrique le répandent à travers un lexique symbolique intégrant la consonance et/ou la résonance sensibilisatrice. Les Fang du nord du Gabon — Woleu Ntem — utilisent le mot Ki et ceux de la province de l’Estuaire et affiliés manipulent le Ch’i.
Quelques vocables fang inspirés du Ki ou Ch’i :
à ki : Un œuf, un embryon, une force ou énergie originelle que l’on retrouve sur la théorie « à ki n’goss », l’œuf divin doré qui explosa pour générer la Vie, la variante du « big bang ».
me ki : Pluralisme du flux énergétique en écoulement incarné par le sang qui n’a pas de singulier, hormis quand il s’agit de la sève— à kii. me ki exprime fortement la filiation inviolable. Aussi, l’humain fang proclame-t-il fam à ki pour vanter la redoutable force, la vigueur et l’énergie qui débordent en lui avant d’entrer en action. fam signifie l’humain masculin dont le féminin est min’nga ; cela peut exprimer la bravoure. me, mi, be et bi sont les pluriels de à, e, n, é, et o. L’article à peut varier en prenant la forme du pluriel pour désigner par exemple plusieurs éperviers ou faucons pèlerins àbame dont le singulier est obame.
n’kiè : Source génératrice, la matrice sacrée incarnée par la belle-mère, le beau-père et/ou tous les beaux-parents.
é ki : Interdit renfermant une force destructrice judiciaire et justicière. C’est la loi fondamentale ou le commandement régissant les mœurs.
>n’kip : Forcéné, difficile à mourir malgré l’état critique, résistant, endurant.
n’kip : Anneau magique énergétique aux milles vertus.
à kip : Tourner, déployer des efforts inlassables en souffrant d’une longue et/ou grave maladie, idée de mouvement.
à kim : complexe, énigmatique, blocage, qui nécessite beaucoup d’effort et/ou d’énergie motrice.
** Fang :
Ethnie majoritaire du Gabon, du Cameroun et de la Guinée Equatoriale. Parmi une soixantaine d’ethnies du Gabon, les Fang 35,5% devancent les Mpogwe 15,1%, les Mbede 14,2%, et les Punu 11,5%. En Guinée Equatoriale, ils sont répartis en deux grands groupes : les Ntumu au nord du Rio Mbini et les Okak au sud. Ils représentent 82,9% devant les Bubi de Biocko 9,6%, les Ndowe 3,8%, les Annobe 1,5% et les Bujeba 1,4%. Les Fang 19,6% occupent la première place devant le lignage des principales ethnies du Cameroun, précédant les Bamiliké et les Bamun 18,5%, les Douala, les Lumdu et les Bassa 18,5%, les Peul ou Fulbe 9,6%, les Tikar7, 4%, les Mandara 5,7%, les Maka 4,9%, les Chamba, 2,4%, les Mbum 1,3% et les Haoussa 1,2%.
Certains auteurs comme le Révérend Père TEMPELS, Le révérend Père TRILLES, l’Abbé WALKER, STOLL, SCHWANTFURTH, DU BOIS William Edward Burghardt, LARGEAU, Albert SCHWEITZER, Frantz FANON, Denis-Pierre de PEDRALS, KENYATTA KAMU WA NGUENGI dit JOMO,René de AVELOT, Henry BERGSON, ROPIVIA Marc et Cheik ANTA DIOP croient fermement que le peuple Fang est originaire de la Thébaïde, la Haute Egypte. Il est arrivé au Gabon vers le milieu du 19ème siècle ; cette ethnie a des traces au Cap Vert, au Tchad, en Ethiopie, au Soudan, en RCA, en RDC et au Congo.
Repères : amour, art, arts, ch'i, fang, force, guerriers, humilité, interne, ki
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