On veut bien de la démocratie, mais comme de luxe dont l'afrique ne pourra bénéficier que plus tard, quand l'essentiel du combat contre la faim et la pénurie sera accompli."cherchons d'abord le dvpt et l'unicité, semble t-on dire, la démocratie nous sera donnée en surcroit".
conçue comme nouveau graal ou comme nouvelle méthode d'action par excellence.Célébrée comme nouvelle formule pour ouvrir la caverne aux trésors ou comme l'age d'or qui viendra en surabondance aux efforts actuels pour le dvpt et l'unicité nationale, la démocratie est particulièrement vivante au coeur de l'imaginaire social négro-africain depuis le début de l'année 90.Espérée, dansée, glorieusement incantée dans un lyrisme de plus en plus charmeur, elle prend l'allure d'un reve abstrait dont on peut craindre qu'il n'aboutisse comme ont aboutit tous les reves de l'Afrique depuis les indépendances dans la désillusion amère et le désenchantement sans fond.Certains indices sont significatifs à ce propos, si l'on compare la situation de l'Afrique noire à celle des pays de l'Est, eux aussi embrassés par le désir d'une vie libre et démocratique.
Alors que dans les pays de l'Est le souffle de la démocratie a entrainé la chute des dictateurs et de l'espace politique au'ils avaient aménagés à leur seule guise, la démocratie africaine se construit dans la négociation avec les autocrates eux-memes, dans un réamenagement de l'espace politique pour pour que le dictacteur y trouve une place de tranquilité sereine et puisse ainsi échapper à l'exigence de rendre des comptes aux peuples de sa gestion du pays.On peut dire qu'à l'Est aussi des systèmes sont restés dans certains pays pour continuer l'esprit des dictacteurs dechus, mais cela n'a pas de commune mesure avec ce qui se passe en Afrique. l'Est se transforme en profondeur sous le regard et ds l'intéret global de l'occident pdt que l'Afrique joue une démocratie de surface dont on ne peut pas dire aujourd'hui à quel resultat elle aboutira vraiment.Loin d'etre une conquete radicale et une volonté de novation intégrale de la vie et de la pensée, la démocratie s'instaure comme une orchestration nouvelle d'un partage des pouvoirs entre lesdictateurs "convertis" au pluralisme politiques et les nouvelles figures politiques soucieuses de l'intéret national et de leur propre intéret qu'elles veulent sauvegarder sans heurt.Tout cela sous l'oiel sec et froid des anciens colonisateurs qui veillent à leurs propres présences dans les pays en pleine dérive.Au centre de la nouvelle structuration politique en cours en Afrique, la démocratie prend et s'offre comme une terre promise dabs le coeur de chaque africain, sans entrainer en meme tps un effort concret de reflexion et d'actions qui serait visible et s'organiserait sur des bases solides, dans un processus qui deviendrait de cette maniere irreversible.
Alors que ds les pays de l'est la démocratie s'installe comme une quete d'integration économique et politique dans le contexte d'une nouvelle organisation de l'espace européen tout entier, la démocratie africaine se joue à l'interieur des frontières nationales issues de la colonisation, sans aucune garantie institutionnellement à l'echelle africaine ni aucun garde-fou constitué par un regroupement des pays pour la défense commune du nouvel ordre democratique.Rien ne laisse penser ds l'etat actuel des choses que la democratie comme valeur et comme champ de la pratique politique prendra place dans un projet d'intégration de chaque pays africain dans un espace plus large de lutte commune contre le sous-developpement.
Alors que l'avènement de la democratie en Europe de l'Est s'accompagne d'un plan rationnel d'aide economique et d'une affluence d'investisseurs desireux d'installer une nouvelle logique social et d'imprimer un nouvel elan aux pays dans le contexte d'une économie de marché, la démocratie africaine s'instaure dans une ambiance de pénurie et de détresse éconimque, dans une profonde inquiétude face aux investisseurs qui désertent le continent et se dirige vers d'autres cieux.Au lieu d'intégrer l'Afrique de manière creative dans l'espace éconmique mondiale, la démocratie africaine prend corps ds une soumission pénible à la charité internationale et aux plan d'ajustement structurel dont le prix à payer sera une misère encore plus gde pour le petit peuple.Nous entrons en démocratie tout en étant mis hors du chemin du monde dans lequel nous vivons en devenant des mendiants sans force et des laissés pour compte sans espoir.
Alors que la démocratie qui prend corps en Europe de l'est pose clairement la question d'un nouveau modèle de société qui ne soit ni celui du centralisme dit démocratique ni celui d'une infeodation pure et simple à la dictacture des lois du marché,la dimension d'une réflexion fondamentale sur ce que l'Afrique veut vraiment comme modèle de société manque à son projet démocratique.Tout donne l'impression qu'on va vers la démocratie comme ver un graal ou un sésame, sans vouloir réfléchir en profondeur sur ce que cela signifie pour les pays africains de faire leur choix en faveur du projet democratique dans le contexte du monde actuel.Il y'a risque d'une democratie non pensée dans ses enjeux et sa signification ne soit qu'un spectacle de pacotille ou un jeu destiné à amuser la galerie des pays du Nord dont on attend le soutien financier pour l'Afrique et un certificat de bonne conduite démocratique pour les dirigeants.
Dans ce contexte, la démocratie ne réprésente pas ce qu'elle doit etre ds l'Afrique contemporaine: une dynamique de fond qui transforme non seulement les strctures politiques,économiques,sociales et culturelles , mais toute la structure mentale de l'homme négro-africain contemporain à partir d'une charte des valeurs fondamentales de l'humain.Une dynamique de fond qui transfomre non seulement l'espace politique de chaque pays africain, mais l'Afrique tout entière qu'il s'agit de réorganiser de fond en comble , à travers de nouvelles formes d'intégration dans un espace vital organiséen commun.Une dynamique de fond qui non seulement concerne la transformation des sociétés de dictature en société de liberté et de droits de l'homme, mais surout la promotion et la production d'un nouveau modèle de société à la mesure des enjeux du monde qui est notre./.
KAMANA."L'Afrique va t-elle mourir?"
merci pr ceux qui ce sont données la peine de le lire. il est important dont prendre conscience et voir loin dans le futur afin de mieux agir aujourd'hui...god bless you !!
Repères : democratie
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