Vous avez été 4828 à vous exprimer sur koaci.com entre le 16 juillet et le 3 aout 2009. A la question « La victoire d'Ali Bongo aux prochaines élections présidentielles vous parait elle? », 34,4% des votes se sont portés sur « Impossible », 33% « Impensable », 17,7% « Certaine » et « Evidente » à 14,87%.
Le revirement de tendance aurait il commencé et traduirait il le sentiment réel des gabonais ? Les koacinautes ont quant à eux clairement exprimé la tendance de l’impopularité d’Ali Ben Bongo. Cette dernière est palpable à Libreville dans les quartiers populaires ou vivent la majorité des gabonais. On constate assez fréquemment un rejet catégorique du fils du défunt président évoquant ci et là la volonté de rupture, de changement. L’évocation même de son nom entraine tout de suite les vociférations des populations, les arguments fusent : « son père n’aurait pas accepté ce schéma », « il ne parle même pas la langue de chez lui », « il a été 20 ans à côté du père et il vient nous dire qu’il a les solutions » ou encore « il n’est pas gabonais, il est biafrais, on n’en veut pas », « s’il passe ce sera la guerre ici ! ».
Si beaucoup y voient un dessein de monarchie, d’autre ne conçoivent la décision de sa nomination, controversée, à l’investiture du PDG, le parti au pouvoir crée par Omar Bongo. Un haut cadre du parti resté au PDG s’est confié en voulant garder l’anonymat à la rédaction de Koaci.com : « Nous étions pour l’investiture de Casimir Oye Mba, c’était une évidence pour nous, mais étions sûr qu’Ali aurait tenté un coup de force, c’est son habitude… ce fut comme un coup de massue, beaucoup comme moi sont restés n'osant partir... il a le droit d’avoir des ambitions comme tout gabonais, mais pas de cette manière, il le paiera dans les urnes, même l’armée est de plus en plus divisée et l’opposition avec Mamboundou est très mobilisée avec un soutien populaire fort, Mba Obame marque des points et Oye Mba suscite l'admiration et le serieux ».
Le contexte semble donc de plus en plus dur pour celui qui tentera de succéder le 30 aout prochain à son père Omar Bongo. La crise sociale est grandissante, les grèves s’accumulent, le peuple espère des lendemains plus heureux, des meilleures conditions de vie avec une répartition plus juste des richesses.
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