Premier cas en France :
La période de révision des listes électorales censées se dérouler depuis le 11 juillet pour s’achever le 21 juillet n’a curieusement pas démarré en France. De nombreux étudiants ayant contactés les autorités consulaires du Gabon en France ont simplement été éconduits, les autorités expliquant n’avoir reçues aucune instruction de Libreville pour commencer l’inscription sur les listes électorales. Prévue pour durer 10 jours, la révision des listes électorales en France a déjà perdu 3 jours. Les gabonais de France sont déboussolés, désireux de participer à la prochaine élection présidentielle ils ont été nombreux à contacter l’ambassade et les consulats du Gabon pour s’enquérir du déroulement des inscriptions sur les listes électorales. Ils ont cependant été surpris d’apprendre que les autorités consulaires n’avaient reçu aucune instruction dans sens alors que 3 jours sont passés depuis le 11 juillet, date d’ouverture de la période de révision des listes électorales.
Deuxième cas au Sénégal :
Le Conseiller culturel de l’ambassade du Gabon au Sénégal Monsieur Alexandre Mapaga a convoqué ce lundi à partir de 10h30 les présidents d’amicales d’étudiants ainsi que le président des stagiaires gabonais à Dakar. A cette réunion ; seuls 6 responsables d’amicales sur la trentaine que compte le Sénégal étaient présents. Monsieur Alexandre Mapaga a informé ses hôtes qu’il avait reçu une note du ministère des Affaires étrangères du Gabon l’instruisant de procéder à la révision des listes électorales au Sénégal. Il a ensuite remis aux étudiants présents dans son bureau des fiches afin que ceux-ci procèdent à l’inscription de leurs collègues sur les listes électorales non pas à l’ambassade du Gabon mais dans leurs établissements respectifs alors que la majorité des étudiants gabonais aux Sénégal ont terminé les cours. En demandant à six étudiants d’enrôler les étudiants de leurs établissements respectifs alors que la ville de Dakar compte près d’une centaine d’établissements dans lesquels les gabonais sont éparpillés, le conseiller culturel de l’ambassade du Gabon a choisi de montrer sa méconnaissance des franchises scolaires et universitaires. Depuis 1993, l’inscription sur les listes électorales pour les gabonais résidents à l’étranger s’est toujours effectuée dans les ambassades et consulats du Gabon. En 2005, les gabonais du Sénégal se sont fait inscrire à l’ambassade qui est le lieu par excellence pour réaliser toutes les opérations administratives. Le fait de confier les listes d’inscriptions des électeurs à des individus isolés qui procèderont à des inscriptions seuls et sans contrôle dénote de pratiques frauduleuses puisque lesdits présidents d’amicales peuvent inscrire des électeurs fictifs que même le Conseiller culturel Mapaga ne saurait déceler. Monsieur Alexandre Mapaga serait bien inspiré de se raviser en procédant à l’inscription de tous les gabonais en âge de voter dans les locaux de l’ambassade du Gabon au Sénégal au vue et au su de tous. Monsieur Alexandre Mapaga ne peut pas faire inscrire les étudiants gabonais dans leurs établissements d’une part et faire inscrire les gabonais résidants à l’ambassade d’autre part comme s’il s’agissait de deux catégories de gabonais. A Libreville, les autorités n’ont procédé à aucune inscription dans les lycées, le Conseiller culturel de l’ambassade du Gabon au Sénégal ne saurait agir différemment au risque d’être soupçonné de préparer la fraude électorale...
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